4 novembre 2020 - Pays de la peur
Ça fait quinze ans que je trimballe un bout de blog à l’extrémité d’une ficelle, que je le balade sur diverses plateformes pour témoigner de divers pays, de divers voyages. Blog qui s’est éteint, doucement, en même temps que mes voyages se sont limités à des Festivals de danse, que j’ai arrêté d’aller dans des pays pour les vivre et que j’ai commencé à les danser. C’est le jeu ma pauvre Lucette. Je croyais ce besoin de regard sur l’étranger aussi essentiel à ma nature que le châtain de mes cheveux ou la couleur de ma peau, il semblerait que le voyage ne soit jamais tout à fait une question d’ADN. À l’heure de l’effondrement, d’une conscience collective plus acérée sur l’environnement et le climat, la notion même de voyage est devenue problématique. Je ne dirais pas que j’accepte cette sédentarisation à bras ouverts, loin de là, mais il faut bien composer avec mon nouveau travail, ma passion et mon éthique. Cette partie d’échec n’est pas terminée. Pourtant, je reprends la plume – virtue...