1-2 juin 2014 - Montréal 5
Les adieux ont commencé hier, en réalité par glissement. La petite amie américaine d'un des colocataires de cette jolie maison retourne aujourd'hui vivre chez elle quelques mois, le temps de revoir sa famille et mettre un peu d'argent de côté. Son goûter de départ dans le parc, à côté des tams-tams et des acrobates, était un tout petit peu le mien. Le soir, ils l'ont prise dans leurs bras pour lui dire adieu, dans un geste typiquement américain et, à peine plus tard, c'était mon tour. On dit à qui veut l'entendre qu'on viendra se voir : dans le Montana, à Toulouse, à Montréal, à Chicago, à Toronto : quelque part ou ailleurs. Mes amis de Toronto veulent se rendre à New York, ceux de Montréal à Toronto, celle du Montana à Montréal, les Montréalais veulent vivre en France, les Français au Québec, et le monde tourne ainsi jusqu'à ce que le plaisir d'être là, quelque soit ce « là », soit plus fort que le reste. On réalise un peu la vanité de cet apparent ...